Archives de l’auteur : Laetitia NATALI

J+251-254 / Derniers jours en Colombie

Carthagène des indes, vieille cité post colombienne, qui vit de nombreux galions venant d´Espagne y mouiller pour décharger les esclaves et charger l´or. Nous venons à Carthagène pour son histoire et sa beauté mais aussi pour trouver un moyen de rejoindre le Panamá tout proche. Nous avions exploré la piste aéronautique mais elle s´est révélée assez chère pour une heure et demie de vol. Il nous reste encore deux solutions: un, longer la côte en bus jusqu´à Turbo pour s´approcher le plus près possible du Panamá puis prendre une multitude de petits bateaux afin de rejoindre Colón au Panamá ; cela nous prendrait quatre ou cinq jours. Deux, trouver un voilier qui rejoint Colón directement de Carthagène, avec une halte dans l´archipel de San Blas. Nous espérons trouver la réponse dans les rues de Carthagène où il y aura certainement des personnes pour nous renseigner, ce passage est une question en suspend depuis notre départ, car aucune route ne relie la Colombie au Panamá. Il n´y a qu´une forêt inhospitalière et tropicale, refuge de nombreux trafiquants, guérilleros et autres personnes plus ou moins fréquentable selon le degré d´aventure que l´on veut introduire dans son voyage. Lire la suite

J+246-251 / Les voyageurs des Caraïbes

Pas de répit, le paradis nous attend. Avant de partir nous dégustons un bon café moka avec le café que Rafael nous a préparé et nous mangeons des mangues que Victor nous a cueillies dans le jardin. Nous laissons le gros de nos affaires dans la maison, ne prenons que nos petits sacs à dos avec trois fois rien dedans et prenons un microbus pour le centre ville, avant que nous montions Victor s´assure que le chauffeur nous dépose bien au marché d´où nous pourrons prendre un autre bus pour l´entrée du parc. Nous arrivons au cœur du marché encore sale de la veille, avec la chaleur les odeurs montent, le purgatoire avant le paradis ? Lire la suite

J+242-245 / En voiture pour les Caraïbes

Une accolade chaleureuse et rapide à Tomas qui est très en retard pour chercher son fils pour le déposer à son match de foot. Un dernier baiser à Olga les cheveux tout ébouriffés et encore toute endormie. Un sac devant, le gros derrière et nous fermons la porte sur Bogotá. Petite pluie fine. Au portail nous saluons le gardien, sautons dans un taxi. Quinze minutes plus tard nous sommes à la porte numéro 5 de la gare de Bogotá. Une semaine s´est passée. Nous décidons de faire un stop à mi parcours dans la petite ville de San Gil. Rapidement nous trouvons un minibus, à peine le temps de fumer une clope que nous sommes en route.

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J+235-242 / Incroyables colombiens Episode IV

Dimanche 5 mai, 11 heures Bogotá s´éveille. Nelly, leur dame de maison nous apporte café, jus d´orange, tartines : pas si mal de vivre dans l´aisance ! C´est le jour de la fête des mères en Colombie. Rapidement Olga nous laisse pour rejoindre sa famille, il y a une bonne trentaine de personnes attendues. Tomàs traîne un peu avec nous le temps de me donner deux nouvelles leçons d´échecs et de partir à son tour et en retard pour rejoindre sa famille. Quelques dizaines de minutes plus tard nous sommes dans les rues de Bogotá, direction le marché aux puces.

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J+234 / Incroyables colombiens Episode III

Y´a de la rumba dans l´air

P1030979Midi. Bogotá. Fatigués, nous appelons Olga. Elle nous dit de l´attendre devant la porte numéro 5 de l´immense station de bus, elle ajoute que ce sera facile de la reconnaître puisqu´elle sera avec son mari noir dans une Chevrolet rouge ! Un peu d´info à propos d´Olga. Jeune femme d´une trentaine d´années qui a étudié le français il y a six ans à la Sorbonne. C´est là qu´elle s´est liée d´amitié avec Paula qui elle aussi étudiait le français dans cette vénérable institution. Paula est mariée avec Arnaud, le cousin de Laetitia. Paula sachant que nous passions par Bogotá, a appelé Olga pour savoir si elle pouvait nous aider lors de notre passage dans la capitale colombienne. La réponse d´Olga a été très claire : non seuleument elle veut nous rencontrer, mais nous héberger chez elle pour les quelques jours que nous passerons à Bogotá. Lire la suite

J+233-234 / Interlude : nuit blanche pour un café noir

Après trois heures de bus dans la cordillère colombienne avec un chauffeur pied dedans, dépassant voitures, camions et tout autre obstacle entravant sa route. Sains et saufs, nous arrivons à Ibague. Rendez-vous avec Rafael même heure, même endroit au kiosque à café du terminal de bus. Il nous rejoint, franche embrassade. Quelques minutes plus tard nous sommes dans son appartement où nous voyons trôner sur la table du salon une machine aux chromes rutilants. Fièrement Rafael nous explique qu’il vient de ramener cette machine à torréfier le café de Minneapolis et qu’il n’a pas encore eu le temps de l’essayer. Lire la suite

J+227-233 / Incroyables colombiens Episode II

Le lendemain très tôt, nous prenons un minibus et nous retrouvons sans souci notre famille colombienne : le fils, la mère, la grand-mère et une amie. Trois heures plus tard nous arrivons à San Augustin où nous trouvons un hôtel sympathique, tout en bois avec une grande cour intérieure. Nous laissons nos affaires et partons pour visiter le site archéologique. Beaucoup de monuments funéraires dispersés dans la forêt, composés de têtes monolithiques, gardant l´entrée des tombes, plus loin sur le parcours nous trouverons une place sculptée dans la roche de la rivière, un lieu que sans doute les sages utilisaient pour différentes cérémonies. Il y a peu de traces de cette culture qui aurait habité la région il y a environ un bon millier d’années. Lire la suite

J+217-224 / Incroyables colombiens Episode I

Nous voici avec Rafael, spécialiste du café en Colombie, pays du café 100% Arabica. Nous sommes donc à la meilleure place dans le cadre de notre tour du monde du café. Nous montons à bord du 4×4, le même que celui du père de Laetitia, un autre très bon signe pour ceux qui aiment en voir partout où il est possible d´en voir, je crois que je fais partie de ceux-là, surtout quand les augures sont bonnes !!! Nous sommes contents de nous revoir et Rafael est ravi de nous accueillir dans son pays.

Nous arrivons dans la résidence de Rafael, nous nous présentons au portail, le gardien nous ouvre. On sent que le pays n´est pas sûr. La résidence se compose d´un ensemble de petits immeubles assez modernes. Ana-Lucia -la femme de Rafael- est là et elle aussi est ravie de nous revoir.

J+213-217 / En route pour un bon café

Finie la moiteur amazonienne. Nous sommes confortablement installés dans un bus climatisé direction Ciudad Bolivar au Vénézuela, 2000 kilomètres plus au nord. Changement de bus prévu à l´aube à Boa Vista, dernière grosse ville brésilienne avant la frontière vénézuélienne. Suite à quelques problèmes mécaniques, nous loupons la correspondance. Nous sommes maintenant coincés à Boa Vista pour 24 heures de plus. Il fait chaud, un paysage plat, une gare déserte, dans ce décor de rêve nous trouvons un hôtel miteux à deux pas de la gare ; une douche pour nous laver de la sueur du voyage et nous partons à la recherche du centre ville. Lire la suite

J+207-212 / Un opéra au cœur de l´Amazonie

Nous débarquons tous les cinq dans le port, avec nos sacs sur le dos, avec comme toujours pour première mission de trouver un hôtel. Nous commençons par ceux bon marché qui figurent dans nos différents guides mais aucun ne nous convient. Nous sommes dimanche, il est 7h du matin et la ville est calme. Un rabatteur d´hôtel croise notre route et nous propose d´aller voir une pension dans un autre quartier meilleur marché. Pourquoi pas, de toute façon on a tous envie de s´installer rapidement et d´aller prendre une douche et un bon café. Lire la suite