Archives de l’auteur : Laetitia NATALI

J+286-287 / Los peones

Featured imageChimaltenango milieu de matinée, nous embarquons dans la voiture de Tim. Nous prenons la route de Las Escobas, le village où ses parents l’emmenaient en vacances tous les ans quand il était enfant. Ils partaient pour un mois avec leur camping-car du Canada jusqu’ici. C’est une des raisons qui l’ont poussé à y installer une école d’anglais. Dans ce village il se sent chez lui et reconnu, il a aussi envie d’aider ces gens à s’en sortir. Son idée, c’est que l’anglais est un tremplin pour les enfants de ce pays pour partir aux Etats-Unis, où ils pourront essayer quand ils seront un peu plus grands, de trouver un boulot. Même si la paye ne sera pas énorme ce sera toujours beaucoup plus qu’ici et ils pourront en renvoyer une petite partie pour aider leurs familles restées au pays. Une pause rapide dans un café internet, nous saluons un de ses potes et nous voilà sur la route. Une bonne heure de route légèrement bitumée qui ne pose pas trop de problème à la voiture rabaissée et coupée sport de Tim.

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J+283-286 / Pas de fumée sans feu

Réveil dans la maison d’Ita et Tim au fond d’une petite impasse non goudronnée de Chimaltenango. Maison au toit plat qui attend sans doute un étage supplémentaire, tiges de fer sortant des murs en parpaings non recouverts, douche au fond de la cour, Laetitia peut enfin se doucher avec de l’eau chaude. Une habitation typique de la région, du pays et sans doute du continent. Ita passe un bon coup de balai pour chasser l’eau de pluie qui stagne sur le ciment de la cour et en profite pour nous amener le soleil. Cette ville n’a rien de passionnant, sauf qu’elle est proche de la capitale historique Antigua, de la capital politique Guatemala City et qu’elle est traversée par la route Panamerican qui commence en Alaska pour finir dans la forêt du Darién au Panama. Ce qu’il y a de plus intéressant dans cette ville, ce sont les travailleurs, la vie quotidienne des habitants, voir une ville besogneuse loin des sirènes du tourisme qui masquent le bruit sourd de la vie ordinaire.

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J+282-284 / Liaison Tikal-Chimaltenango

Après les ruines, nous voulons continuer notre exploration vers un côté plus nature et nous enfoncer dans les grottes de Raxruha qui forment un des dédales les plus grands du monde. Des dizaines de kilomètres de labyrinthe qui forment des rivières souterraines pendant la saison des pluies. Midi nous attendons le bus collectif pour partir vers Flores, mais soit on nous a mal renseignés, soit nous sommes en retard. De bus il n’y en a pas. Prochain dans deux heures. Nous posons les sacs à l’ombre et nous nous mettons sous l’arbre. Un homme vient à notre rencontre et nous propose un minibus à un prix touristique. Nous le remercions et nous retournons à l’ombre de notre arbre pour nous en griller une. Le temps de la finir que le gars revient et nous propose un prix beaucoup plus raisonnable. Le temps de monter les sacs sur la galerie de la camionnette et nous partons pour Flores, petite ville sympathique située sur une petite presque île.

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J+275-281 / Des touristes chez les Mayas

La nuit, les lumières de la civilisation défilent, nous arrivons sur Tegucigalpa. Le car s’immobilise. Érik sera-t-il là ? Nous prenons nos petits sacs et descendons. « Hey guys, what’s up? » Ca fait toujours plaisir d’être accueillis à la sortie d’un bus, cela fit bien longtemps que cela ne nous est pas arrivé. Nous sautons dans un taxi direction son hôtel. Ce n’est pas le plus chic, ni le plus moche. Nous ne restons qu’une nuit alors cela fera parfaitement l’affaire. Pas une échoppe d’ouverte, nous nous rabattons dans une station service pour manger. Au menu, des hamburgers des plus basiques, soda à volonté. Pas de doute on se rapproche des Etats-Unis. Pendant que nous dégustons, dehors des gars font vrombir leurs customs, polishent leur carrosserie et se la racontent accoudés à leur caisse avec la portière-papillon ouverte. Pas à dire une belle brochette de kékés. Chacun rejoint ses pénates. Lire la suite

J+271-274 / Granada, little Italy

Des taxis sont là à l’arrivée du bateau pour attendre le client. Nous négocions le prix et montons pour nous faire déposer à l’endroit où nous pourrons prendre le bus pour Granada. Sur place on nous dit que le bus est déjà passé et on nous conseille de prendre celui qui se prépare à partir et ensuite un autre pour Granada. Le chauffeur n’a visiblement pas l’intention de nous attendre et le temps de décharger nos sacs du coffre du taxi, il commence à démarrer, nous sommes obligés de courir et de monter en route par l’arrière. Lire la suite

J+365 / sans commentaire

Enfin, on rentre, et on repart… pour un mois ! Re-retour à Paris prévu vers le 20 octobre. Pendant ce temps-la vous pourrez suivre la suite de nos aventures américaines et asiatiques. Enfin tout ça c’est si on a le temps.

Pour info, petite fête prévue le week-end du 31 octobre, donc affaire à suivre.
Comme il y a un décalage entre la rédaction des posts du blog et la réalité, rien de surprenant à ce que le J+365 suive le J+271 ! On vous laisse calculer le nombre de jours de retard !

Laetitia et Stan

J+267-271 / L’ami americain

Nous entrons dans le hall du terminal de bus, regard d’ensemble, mon oeil s’arrête sur une silhouette connue. Éric, l’américain de Seattle assis attendant sagement le départ du bus. Il n’a pas changé, si ce n’ est qu’il a perdu un peu de ses coups de soleil et retrouvé son teint d’aspirine. Comme nous il part pour le Nicaragua, il ne sait pas exactement ou et après discussion dans le bus, il est bien tenté lui aussi par un passage par Isla Ometepe et son lac qui est le plus grand Amérique centrale. Un passage de frontière plus loin, nous descendons dans une ville faisant face à l’île et ses deux majestueux volcans. Avant de nous embarquer nous essayons de prendre des nouvelles de Slava, savoir si il a bien embarqué pour son vol direction La Havane, car Éric qui a payé son ticket via sa carte bleue s’est vu retourner l’argent du vol et il est sans nouvelles de lui. Lire la suite

J+264-267 / Les caféiers au pied du volcan

La destination finale de notre bus est San José au Costa Rica, nous avons donc demandé au chauffeur de nous déposer en chemin, à l’embranchement de la route de Boquete. Pas de problème. Vers 5h du matin nous sommes réveillés par le collègue du chauffeur qui nous annonce qu’ils ont oublié de nous déposer. Génial. Ils nous débarquent sur le bord de la route en nous disant de traverser et d’attendre un bus. Nous nous demandons si nous ne sommes pas déjà à la frontière avec le Costa Rica parce qu’il y a ce qui semble être un poste frontière. Lire la suite

J+260-263 / Sin City

Nous voici débarqués du bus en plein centre de Panama Ciudad. Nous prenons un taxi pour nous faire déposer dans le quartier dans lequel, d´après le guide, se trouvent les hôtels bon marché, et nous nous séparons provisoirement de nos compagnons de voyage. Nous allons dans quelques hôtels mais les prix sont bien au delà de ce que nous pensions. Nous demandons à des gens dans la rue qui nous indiquent un autre quartier, celui dans lequel le bus nous avait déposé un peu plus tôt ! Nous avons pris le taxi pour rien et nous rebroussons donc chemin mais à pied parce que finalement ce n´est pas si loin que ça et que les taxis ne sont pas donnés ici. La monnaie du Panama est le Balboa Lire la suite

J+254-259 / One dollar

La mer est calme, le ciel est clair. Un trop léger vent gonfle la voile, insuffisant pour que le capitaine coupe le moteur. Petit à petit Carthagène disparaît. Nous passons les dernières bouées. Le soleil s´approche de l´horizon. Quand enfin le soleil touche la mer et enflamme le ciel nous sommes en pleine mer. Nous ne sommes plus qu´une petite coquille de noix perdue dans l´immensité aquatique des Caraïbes. A la demande du capitaine Marco, Laetitia organise les quarts, ils seront de deux heures chacun. Le premier de Laetitia est demain matin de 6 à 8, le mien juste avant de 4 à 6. Après une petite collation qui fera de nous des marins de haute mer et le temps d´admirer les étoiles, tout le monde part dormir excepté celui qui doit assurer son quart. Lire la suite