J+264-267 / Les caféiers au pied du volcan

La destination finale de notre bus est San José au Costa Rica, nous avons donc demandé au chauffeur de nous déposer en chemin, à l’embranchement de la route de Boquete. Pas de problème. Vers 5h du matin nous sommes réveillés par le collègue du chauffeur qui nous annonce qu’ils ont oublié de nous déposer. Génial. Ils nous débarquent sur le bord de la route en nous disant de traverser et d’attendre un bus. Nous nous demandons si nous ne sommes pas déjà à la frontière avec le Costa Rica parce qu’il y a ce qui semble être un poste frontière.

D’ailleurs un homme qui semblerait être un douanier nous demande nos papiers. Un bus arrive et nous nous dépêchons de passer de l’autre coté de la route pour l’arrêter. Il fait encore nuit et les passagers sont des gens qui vont travailler. Nous apprenons que le premier bus pour Boquete est à 6h30 alors nous décidons d’aller jusqu’au terminus à David, ce sera mieux que de l’attendre dans le noir sur le bord de la route, et pour peu qu’il se mette à pleuvoir en plus.

Nous mettrons plus d’une heure pour rejoindre David ce qui confirme notre doute par rapport à la frontière. Nous n’aurons pas longtemps à attendre, un grand bus jaune américain Blue Bird est sur le départ pour Boquete. Le temps qu’il se remplisse et c’est parti. Encore une heure de route et nous voici à Boquete, le village au pied du volcan, du sommet duquel, d’ailleurs il est possible de voir par temps clair d’un côté l’océan Pacifique et de l’autre la mer des Caraïbes. Il nous faut trouver un hôtel et le guide en indique un sympa dans le bas du village à côté du fleuve. Nous en prenons le chemin quand nous sommes interpellés par une dame qui nous dit qu’elle a des chambres dispo dans son hôtel, ça tombe bien c’est justement celui que nous cherchions. Elle était en route pour prendre le bus pour David et nous dit que les clés de la boutique sont cachées dans le pot de fleur et de nous installer. En fait ça ressemble plutôt à une petite maison avec un petit salon et une cuisine et deux chambres équipées de salles de bains. Nous en choisissons une et posons enfin nos gros sacs. Effectivement le fleuve coule juste devant et il y a un mini jardin pour pouvoir en profiter. Une petite douche et nous nous préparons rapido un petit café parce que ça va être l’heure de retrouver Kalin et Jason. Ils sont comme prévu devant leur hôtel à nous attendre, nous avons tout juste le temps de discuter avant que la guide pour le Coffee tour arrive. Elle est hollandaise et comme beaucoup d’étrangers s’est installée dans la région il y a quelques années. Le climat et la beauté du coin attirent de plus en plus de monde, beaucoup d’américains qui viennent passer leur retraite dans ce coin tranquille. Sur la route nous avions vus des panneaux annonçant la construction de nouvelles résidences et tous étaient en anglais, c’est clair que ça ne s’adresse pas aux panaméens.
Nous montons dans le 4X4 qui nous emmène dans une plantation de café. La guide nous explique qu’avec son mari ils ont eux aussi une plantation mais qu’elle emmène ses clients dans celle de son ami parce qu’elle est plus grande et surtout elle dispose de toutes les machines qui permettent d’expliquer le processus. Arrivés sur place nous attendons trois américains qui vont suivre la visite avec nous. Cela durera trois heures et malgré le fait que ce ne soit pas notre premier Coffee Tour nous avons appris beaucoup de choses, les processus n’étant pas tout a fait les mêmes dans tous les pays.
Le propriétaire a conservé toutes les machines de son grand-père qui avait commencé l’exploitation et qu’utilisait à l’époque et qui fonctionnent encore. Elles sont à leur emplacement d’origine dans une petite maison en bois et c’est intéressant de voir de quelle manière cela a évolué. Nous terminons par une dégustation de cafés ayant subit différents types de torréfaction, légère, moyenne et obscure ou française! Vient ensuite la partie « et maintenant vous allez bien m’acheter un ou deux paquets de café ? ». Comme nous ne sommes intéressés que par le café vert qui se conserve mieux et qu’ils n’en n’ont pas ce ne sera pas pour nous. Par contre nous faisons l’acquisition d’un grand sac à café pour tenir compagnie à celui que nous avons ramené du Brésil.
Nous revenons au village et passons l’après-midi ensemble à nous balader, notamment dans un jardin privé ouvert au public, à boire un bon café en terrasse (où il est interdit de fumer) et nous trouverons notre café vert dans une usine de torréfaction en chemin. Nous dînons ensemble et nous disons de nouveau au revoir, Kalin et Jason partent demain matin pour Bocas del Toro sur la côte nord et nous restons une journée de plus pour explorer la région.
Le lendemain nous passons au marché acheter quelques fruits et légumes et nous partons sur les chemins. Nous suivons d’abord la route goudronnée et dès qu’un petit chemin se présente nous l’empruntons. Nous longeons une jolie rivière pendant un bon moment, nous nous arrêtons sous un arbre pour pique-niquer et arrivons ensuite dans une forêt bien dense sur une colline. Les paysages et les lumières sont magnifiques et ça nous fait du bien de nous retrouver dans la nature après ces quelques jours à Panama Ciudad.
Le lendemain nous repartons déjà. Nous nous levons à l’aube pour prendre un bus pour David et de là nous savons qu’il y a des départs pour San José, la capitale du Costa Rica. Ça va nous prendre plusieurs heures de voyage, avec un passage de frontière et une arrivée en fin de journée. Nous arrivons effectivement vers 19h à San José et nous devons changer de terminal. En fait il n’y a pas de terminal regroupant toutes les compagnies mais des petits terminaux privés pour chaque compagnie, évidemment ils sont disséminés dans la ville. Nous comptions enchaîner avec un bus pour le Nicaragua puisque nous n’avons pas l’intention de rester au Costa Rica mais il n’y a pas de bus de nuit, le prochain est le lendemain matin à 8h. Nous achetons notre billet que nous payons pour la totalité du trajet alors que nous nous arrêtons bien avant, dans une petite ville près du lac Nicaragua d’où nous pourrons prendre un bateau pour l’Isla Ometepe, notre prochaine destination. Nous nous mettons à la recherche d’un hôtel dans le quartier et atterrissons à « l’Hotel Petit », un établissement dont l’ancien proprio était français. Nous constatons tout de suite que le niveau de vie ici est encore plus cher qu’au Panama. Le prix de la chambre est proche de ceux qu’on trouve en Europe. Le quartier ne regorge pas d’hôtels, il est tard alors on négocie un peu le prix et on s’installe. On sort dîner et on rentre rapidement se coucher, on est KO et on se dit que finalement ce n’est pas plus mal qu’on ne voyage pas cette nuit. Demain on doit se lever tôt pour prendre notre petit déjeuner avant d’aller au terminal qui demande d’arriver une heure avant le départ du bus ! Pire que pour prendre l’avion.

Laetitia et Stan

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