J+81-88 / Zanzibar, l’île aux épices

C’est de Dar Es Salaam que nous prenons le bateau pour Zanzibar, l’île mythique. Zanzibar fait partie de ces endroits qui font rêver et ça y est, nous y allons.
Plusieurs compagnies assurent la liaison avec l’île et c’est bien sûr la moins chère, donc celle qui prend le plus de temps que nous choisissons. Il faut quatre heures au lieu d’une et demie et c’est la compagnie que choisissent aussi les locaux. Nous payons notre billet en dollars et à un prix nettement plus élevé que les tanzaniens mais du coup nous avons droit à la salle « vip » ! Le bateau est assez chargé et avant qu’il ne quitte le port c’est le seul endroit encore tranquille et surtout c’est le seul qui a la clim. Nous montons sur le pont pour profiter du départ et quand nous redescendons le carré vip a été envahit !
Nous nous calons dans des fauteuils en attendant l’arrivée à Zanzibar Town. Le premier aperçu est très prometteur, bâtiments coloniaux, petit port, eaux turquoise. Cette île, aussi appelée l’île aux épices (cannelle, cardamone, clous de girofle, muscade, cumin…), fait partie de la Tanzanie depuis 1964. La vieille ville de Zanzibar Town, Stone Town inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco est la seule médina au sud de l’équateur. Elle est un mélange d’Afrique, d’Orient et d’Arabie.
Nous avons passé 3 jours à déambuler dans la ville, le plus sûr moyen de la découvrir en nous « perdant » dans les ruelles de ces quartiers. Nous y avons un peu retrouvé l’ambiance du Yemen et avons pu y admirer les fameuses portes en bois sculptées. Ici aussi le café se boit dans la rue et nous n’avons pas manqué de nous arrêter pour en déguster un assis sur le trottoir, d’ailleurs cette tradition vient d’ici. Au début elle était pratiquée par des immigrés peu argentés qui en faisait un moyen de subsistance, petit à petit c’est rentré dans les mœurs, puis dans les traditions avant de s’exporter vers le continent et même vers la grande île rouge.

Mais Zanzibar ce sont aussi les plages de rêves. Comme la plupart des touristes vont sur la côte nord, nous décidons de nous rendre sur la côte est, nous avons envie de calme et de farniente et la côte est est tout aussi paradisiaque. Après une heure et demi de dala-dala nous arrivons à Bwejuu, un village de pêcheurs au bord de l’océan. Un passager nous conseille le Makuti avec ses bungalows les pieds dans l’eau. Nous serons les seuls clients, un seul bungalow est prêt, les autres sont toujours en construction. C’est parfait pour nous, nous sommes sur la plage et au calme. Pour commencer doucement, le programme de la journée sera plage, nous avons cinq mètres à faire pour poser nos serviettes et contempler l’océan. Seule ombre au tableau, nous sommes en pleine saison des algues et le bleu turquoise est très légèrement perturbé par celle-ci, rassurez-vous rien de grave. Le service de ce petit hôtel est parfait, vers 17 heures le propriétaire vient nous voir avec le menu pour que nous puissions passer commande afin qu’il fasse les courses et que notre dîner soit prêt à l’heure que nous souhaitons. Ce programme nous convient parfaitement.

Pendant trois jours l’emploi du temps de variera pas beaucoup. Le matin la marée basse nous permettra de découvrir les femmes qui partent récolter, dès l’aube, les algues dans des petits champs qui se découvrent quand l’eau se retire vers la barrière de corail. Cette production est destinée au marché japonais qui est très friand de ces végétaux marins. Nous irons aussi nous promener le long de cette plage au sable blanc bordée de cocotier qui s’étend sur des kilomètres se terminant par un lagon, où se trouvent les grands hôtels à 1000 dollars la nuit, mais aussi les vendeurs de souvenirs monopolisés par les Masaïs de cocotier.
Nous serions bien resté quelques jours de plus mais nous avons un avion qui nous attend à Dar-es-Salaam.
De retour à Zanzibar Town, nous achetons notre billet de retour pour le lendemain, le trajet se fera de nuit avec une arrivée prévue à l’aube dans le port de Dar. Nous profitons de cette dernière soirée pour déambuler sur les quais où s’installent dès la nuit venue plein de petis étales où des vendeurs proposent des brochettes de la mer, des pizzas zanzibarites et autres petites choses qui ravissent le palais. Le lendemain nous passons par le marché couvert pour acheter quelques épices avant de préparer notre colis pour la France. Nous prenons un touc-touc direction la grande poste qui se situe en dehors de la ville ; nous nous présentons au guichet pour les colis, l’homme nous envoie au service des douanes de la poste. Nous cognons à la porte, personne ne répond. Nous ouvrons, là nous surprenons le responsable de la douane en pleine ouvrage : affalé sur la table en train de dormir, il se réveille grand sourire et nous prie de nous installer. Le colis préparé et placardé de timbres, nous payons et regagnons la ville pour une dernière petite marche sur le front de mer avant de récupérer nos affaires à l’hôtel. La nuit tombe, nous gagnons le port pour prendre place à bord du Flying Horse dans l’espace VIP où des matelas ont été installés au sol pour que nous puissions passer une bonne nuit entre mzungu ! Les moteurs se mettent en marchent, les amarres sont larguées et doucement notre bateau se détache du quai. Adieu Zanzibar.

Laetitia et Stan

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