J+35-36 / Direction la source du Nil bleu

Aujourd’hui nous quittons Addis Abeba pour Bahar Dar. Comme à chacun de nos déplacements, nous avons une petite anecdote à raconter ! Pour faire court, cette fois-ci, nous avons failli nous faire éjecter du bus ! Comme nous ne savons toujours pas lire l’amahrique même après trois semaines en Ethiopie, dès notre arrive à la gare routière nous avons montré nos billets aux employés pour qu’ils nous indiquent le bon bus. Il y en a une bonne centaine et ce n’était pas évident. Notre bus n’est pas encore là mais nous attendons comme tout le monde en nous disant qu’il y aura du retard. C’est une fois dans le bus que le contrôleur nous signale que nous ne sommes pas dans le bon ! Il va bien a Bahar Dar mais nos billets sont ceux d‘une autre compagnie et nous devons descendre ! Un comble puisque ce sont les employés qui nous ont indiqué ce bus… Il nous faudra nous fâcher et négocier ferme pour ne pas céder. La solution qu’ils nous proposent ne nous convient pas vraiment, acheter d’autres billets – le bon bus est évidemment déjà parti, à l’heure pour une fois – et prendre le prochain, … le lendemain. Du coup nous serons les deux de trop pendant les longues heures que durera ce voyage. Des passagers ont préféré nous laisser leurs sièges malgré notre insistance et voyager sur un tabouret dans l’allée ! Un sens de l’hospitalité qui nous a beaucoup touchés.

Pour Bahar Dar, deux routes s’offraient a nous. Une première d’un jour et demi sur une route asphaltée et la deuxième moins confortable mais d’une dizaine d’heure « seulement ». Nous nous sommes risqués sur la deuxième en ayant mal estimé la notion de « moins confortable » qu’il fallait traduire par piste caillouteuse avec trous et bosses… Cela n’a en rien enlevé la beauté des paysages, notamment les gorges du Nil qui sont très impressionnantes. Le bus a pris du retard notamment à cause d’une crevaison, qui nous a laisses pendant une heure sur le bord de la route, observés par les villageois et à contempler les sublimes paysages qui nous entourent. Nous n’avons donc pas tiré avantage à avoir choisi la route la plus courte puisque nous avons du nous arrêter pour dormir dans un petit village, les bus ne roulant pas la nuit. C’est donc dans un petit hôtel à 12 birrs soit à peine plus d’un euro que nous avons attendu le lendemain 6h pour continuer notre voyage. Pour ce prix là, le minimum, un lit, une bassine et une bouteille d’eau pour la toilette, en prime, les puces mais ça, nous nous en sommes rendus compte le lendemain matin en comptant nos boutons. Dans le bus nous avions discuté avec Micha et Yeraga qui parlent anglais avec qui nous avons dîné et passé la soirée au cours de laquelle ils nous ont appris un jeu de carte, le Seca, qui peut aussi se jouer à deux – ça changera de la bataille ! Après une dernière crevaison nous sommes enfin arrivés à Bahar Dar au bord du lac Tana. Nous avons élu domicile au Ghion Hôtel, ancien hôtel gouvernemental qui fait face au lac et dont les chambres de plain-pied ont toute un petit jardin exotique. Un peu cher par rapport à d’habitude mais ça fait du bien de se trouver dans un tel cadre et nous ne pouvons résister.

Laetitia et Stan

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