J+34 / L’usine à café

Dernier jour à la capitale, direction la coopérative de café qui avoisine la maison de Nardos. Un jeune commercial nous accueille grand sourire.
– « Pas de problème pour la visite, par quoi voulez vous commencer, la coopérative où le salon de dégustation traditionnel » ? Nous choisissons la première option ; 2 étages, 50 mètres de large sur 100 mètres de long, ornés du logo de la société, évidemment un grain de café. Nous entrons dans le hangar qui sert à réceptionner les cafés provenant des différentes régions d’Ethiopie, Djimma, Sidamo, Illubor, Bale et encore bien d’autres, mais aussi les deux meilleurs d’Ethiopie : Harar et Yirgacheffe.
– « C’est ici que nous entreposons, les différents cafés avant de les passer dans cette machines, où sont disposés des tamis aux maillages de plus en plus étroits, ce qui permet de successivement retirer toutes les impuretés, feuilles, branches, terre…  » nous explique notre guide.

Nous changeons de pièce et nous nous trouvons devant trois grandes machines de près de 5 mètres de haut, elles sont là pour recevoir les grains tamisés et au fur et à mesure du processus, sélectionner ceux d’une taille suffisante pour être vendus. A ce stade ils non pas encore la jolie couleur que vous connaissez, ils sont d’un vert tendre. Triés, les grains sont acheminés vers des tapis roulants qui s’étendent sur une cinquantaine de mètres, où de part et d’autres sont installées des femmes à l’œil expert, qui un par un finissent la sélection et enlèvent les grains qui possèdent des défauts et qui n’ont pas été rejetés par les trieuses mécaniques.

Les grains de café sont maintenant prêts à être exportés où à être torréfiés pour la consommation nationale. La partie destinée à l’exportation sera mise dans des sacs en toile de jute pouvant contenir 50 kg chacun, ils sont au préalable peint à l’aide de pochoirs afin d’identifier leur provenance et leur destination, essentiellement l’Italie le Japon, qui sont les plus gros clients de cette coopérative. Il faut savoir que le café est la première matière agricole échangée au monde, et la seconde sur plan général après le pétrole. Les sacs prêts à l’exportation sont entreposés dans un hangar où ils pourront être chargés dans des camions direction l’aéroport. Le reste prendra la direction des sous-sols où les machines à torréfier peuvent traiter jusqu’à 15 kilos de café tous les quarts d’heure. C’est dans cette salle à l’odeur chaleureuse qui flatte le nez et invite à la dégustation, que notre guide nous annonce que nous allons pouvoir maintenant voir le laboratoire.
– « C’est dans cette salle que nos chercheurs peuvent mettre au point différents mélanges de cafés et en apprécier les saveurs. » Cela rappelle évidemment les laboratoires des vignobles, avec une table où sont disposées des tasses et de par et d’autre se trouvent des crachoirs. Il y a aussi un mini torréfacteur, un moulin et une machine à expresso.

– « C’est ici aussi que nous recevons nos clients pour qu’ils puissent déguster nos produits dans des conditions optimales, nous y accueillons également les responsables de « l’Autorité du thé et café  » afin qu’elles puissent nous autoriser à exporter nos différents labels de café. »

Nous terminons notre visite par la salle de dégustation traditionnelle, mais pas de cérémonie aujourd’hui, dommage. Pour terminer, direction leur salle de vente et de dégustation où nous prenons un expresso du nom de la firme « Robera », ce café est un blend, très bon mais pas autant que le Yirga Cheffe qui lui se boit pur comme le Harar-Moka.

Nous quittons la « Robera Co » et nous prenons un minibus pour le quartier de « Mercado ». C’est près de là que se trouve la gare routière où nous devons acheter nos tickets pour Bahar Dar, au nord d’Addis. Pour la rejoindre, nous traversons ce quartier qui est le plus grand marché d’Afrique. Si vous pouvez imaginer un espace grand comme Rungis pour ceux qui connaissent, vous serez proche de réalité. Chaque bloc de ce marché géant a sa spécialité : textiles, meubles, nourriture, électronique, plomberie, fabriques de baby-foot, et nous avons même découvert par hasard, au détour d’une ruelle, le coin des menuisiers spécialisés dans la fabrication des cercueils ! Ceux-ci partent ensuite dans un autre quartier ou des artisans les décorent de jolis tissus colorés, comme les taxis-indiens !! A force de déambulations nous arrivons à la gare routière, nous nous dirigeons un peu au hasard dans ce dédale de bus pour enfin trouver la billetterie. Une bonne âme se dévoue pour aider les deux « faranjos » que nous sommes et s’occupe d’acheter nos billets. Nos tickets en poche nous prenons la direction de chez Nardos, et faisons quelques courses en chemin. Nous prenons notre dernier repas avec elle, et préparons nos sacs. Nous voilà prêts pour une bonne nuit de 3 heures…le bus étant à 6 heures, nous devons être à la gare à 5h30 et partir de chez Nardos à 5h.

Laetitia et Stan

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